Le déconfinement : une renaissance ?

Depuis quelques semaines, je me pose beaucoup de questions concernant la période que nous venons de traverser. En effet, de nombreuses personnes m’ont partagé quelles avaient, en fin de compte,  plutôt bien vécu la période de confinement. Par contre, la période de déconfinement a été pour beaucoup un moment très difficile à vivre. La question qui émerge de ce constat est la suivante : « Comment est-il possible qu’au moment même où nous retrouvons enfin un peu de liberté, nous nous sentions perdu.e.s à ce point ? » Il y a là un paradoxe que j'avais du mal à comprendre. Tout récemment, l'explication m'est apparue comme une évidence ! 

Le confinement : une métaphore de la vie intra-utérine.

Et si cette période de confinement que nous avons vécue au sein même de notre habitation, avec impossibilité quasi totale d'en sortir était une métaphore du temps que nous avons passé dans le ventre de notre mère ? Ce temps était, pour la plupart d'entre nous, un temps béni dans une atmosphère rassurante où nous étions nourris, logés, blanchis. Sans aucun tracas, sans devoir se soucier de quoi demain sera fait ! La belle vie, quoi !

Il est évident, que je fais référence ici aux personnes qui sont restées « peinardes » à la maison. D’autres personnes, tout en étant confinées, sont parties tous les jours au front mener la bataille pour la survie des autres, pour assurer des services essentiels. Pour d’autres encore, le manque d’argent, de nourriture, de soins,… s’est fait cruellement sentir. Peut-être trouveront-elles, elles aussi, des parallélismes avec leur période prénatale ? Ont-elles dû « s’accrocher » ?

Le déconfinement : une métaphore de la naissance ?

Par contre, le déconfinement m’évoque le moment de la naissance avec tout ce que ça implique comme peurs, comme traumatismes, ... En effet, l'enfant à naître n'a aucune idée de ce qui l’attend de l'autre côté. Il fait vraiment un grand plongeon vers l'inconnu. Inconnu qui fait très peur et qui cause un stress sans précédent. Le bébé n'a aucune envie d'entamer ce passage, il est très bien là où il est, même s’il commence à se sentir un peu à l’étroit. Il est lancé dans le travail un peu contraint et forcé. L'étymologie du mot travail  qui fait référence à la souffrance, la torture, la douleur, nous enseigne que cette période n'est pas des plus joyeuses. Arrivé de l'autre côté, le nourrisson se retrouve la plupart du temps face à des gens masqués, gantés qui l’accueillent avec une fessée en le tenant par les pieds, histoire de vérifier qu'il est bien en vie. Dans les mois qui suivront, il subira une foule d'examens médicaux et de vaccins. Franchement, est-ce que cette période que nous vivons actuellement ne vous fait pas penser aux traumatismes de la naissance et de tout ce qui l'entoure ? 

Nous voilà donc arrivé dans le vif du sujet : le déconfinement peut être vu comme  une métaphore de la naissance où les parents qui nous infantilisent sont représentés par le gouvernement, le.a gynécologue et les infirmièr.e.s, pédiatres par le corps des « sachants » qui causent dans le poste tous les soirs à la grand-messe du 20 heures pour nous imposer leur point de vue. Point de vue de plus en plus discutable au fur et à mesure que les semaines passent.

Nous vivons une époque formidable !

Il y a fort à parier que notre inconscient n'a pas fait la distinction entre confinement et grossesse, déconfinement et naissance. Et, pour beaucoup d'entre nous, cette période a joué le rôle de caisse de résonance et a pu faire remonter les traumatismes que nous aurions pu vivre avant, pendant ou après notre naissance. Nous vivons donc actuellement une période formidable pendant laquelle il nous est donné la possibilité de transmuter toutes ces difficultés.  A l'heure actuelle, il est intéressant de faire le bilan de ce que nous avons vécu les derniers mois pour tenter d'en comprendre la signification.

Nos réactions face au stress.

Devant un stress il y a plusieurs manières de réagir: la fuite, la lutte, l'inhibition de l'action ou le retour au calme. Ce retour au calme est facilité pour les enfants qui ont pu, dès les premiers instants de leur vie, nouer un attachement secure. Pour ceux-là, le déconfinement n'a pas nécessairement été vécu comme un problème. Pour ceux qui ont réagi au stress de la naissance par la lutte, qui voient la vie comme une bataille permanente, il y a de fortes chances qu’ils soient déjà occupés à se battre, à manifester, à mener des actions en justice,… Pour ceux qui ont réagi au stress de la naissance en fuyant, il y a fort à parier qu'il se comportent encore actuellement de la même manière en fuyant leurs semblables, en fuyant les magasins, les restaurants,…. Enfin, les personnes qui ont réagi à la naissance en étant inhibés vivent probablement ce déconfinement dans la dépression. Qui dit dépression, dit fatigue, perte de repères, confusion, peurs irraisonnées. … Cette première approche est liée à notre réaction au stress, mais il en est une autre tout aussi intéressante que j'aimerais aborder, c’est celle du projet-sens. 

Le projet-sens ? Kesako ?

Le projet-sens, c'est le projet inconscient qui donne un sens à la vie, celui que nos parents avaient pour nous et qui peut avoir aujourd'hui des répercussions majeures dans notre vie, tels malaises et maladies. Le projet-sens englobe tout ce qu'ont vécu les parents pendant la période débutant l’année précédant la conception jusque l’âge de un an : événements, pensées, ressentis, peurs, inquiétudes, projets, désirs, valeurs, conflits... L’enfant va exprimer biologiquement la projection inconsciente de ses parents.

Il est donc intéressant de questionner nos parents, si c’est encore possible, sur les événements qui ont entouré notre naissance, le contexte dans lequel nous avons été conçu-e-s, leur ressenti par rapport à tout cela. Etaient-ils calmes, sereins, étions-nous attendu.e.s ? désiré.é.s ? Comment s'est déroulée notre naissance? Naturellement ? avec des forceps ? une ventouse ? par césarienne ?

Si nous ne pouvons trouver réponse à ces questions, nous pouvons tenter de nous remémorer notre petite enfance. Nos parents s’aimaient-ils ? Y avait-il à manger tous les jours sur la table ? Nos parents se sont-ils préoccupés de notre bien-être physique, mais aussi émotionnel ? Etaient-ils présents pour nous ? Quelle est ma place dans la fratrie ? Est-elle enviable ? Mon prénom est-il en lien avec quelqu’un dans l’arbre généalogique ? Et ma date de naissance ? Ma date de conception, peut-être ?

 

Quand il n'est pas possible d’interroger nos parents ou des proches qui ont été témoins de cette période, quand les souvenirs sont trop fugaces ou incomplets, les constellations familiales sont une aide précieuse pour voir clair dans notre projet-sens et pour libérer les charges qu’il fait peser sur nous.

Transcender nos blessures du passé.

La réponse à toutes ces questions autour de notre naissance va pouvoir nous éclairer sur les difficultés que nous venons de traverser pour mieux les transcender.

 

Il est à noter que pour guérir il ne suffit pas de le vouloir, de l'espérer ou encore d'entrer dans la compréhension de ce qui nous est arrivé.  La guérison suppose un passage à l'action. Cette action peut-être réelle,  imaginaire,  symbolique ou virtuelle. Notre inconscient ne fera pas la différence. Il est, en tous cas,  indispensable de déposer les programmes qui nous ont été transmis de façon inconsciente au risque de remettre la disquette lors du prochain confinement.

J’adresse un énorme merci à Roberto Fradera qui m’a permis de déposer le fardeau qui m’empêchait de contacter la joie profonde et à Isabelle Horrelou, collègue constellatrice avec qui j’ai déblayé le terrain à distance pendant le confinement.

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